Salvador Dali ( partie 2 )
Les années trente amorcent un tournant majeur dans l 'oeuvre de S.Dali. Le couple Gala-Dali se structure, construisant un environnement propice au développement artistique du jeune peintre. (voir Module Gala)
Progressivement, sous l'oeil vigilant de Gala, Dali va s'affirmer au sein du groupe surréaliste, pour finalement en devenir l'acteur le plus brillant. En effet, Dali s'impose sur la scène médiatique, volant la vedette aux autres artistes à chacune de ses apparitions. Surmontant sa timidité, il se compose un personnage médiatique hors norme, toujours à la pointe de la provocation (voir Module Les Grands Concepts).
Il lance des mots d'ordre artistiques à contre-courant de la mode. Par exemple, au début des années 30 : fini l'art nègre prôné par Picasso et certains surréalistes, vive les « objets décadents européens du Modern Style ».
Dali se met à confectionner des objets surréalistes avec du pain, se mettant à dos les plus révolutionnaires (pro-communistes) des surréalites qui voient dans ce geste un acte de défiance envers la pauvreté ouvrière.
Son activité artistique devient très intense avec les années. En 1932, Dali envoie des toiles en Amérique pour la première exposition surréaliste à New York. Il publie des poèmes, des scénarios de films tels « L'Age d'or », dont la première projection engendra la destruction de la salle de cinéma par les lignes d'extrême droite), et Babaouo, jamais tourné. Il réalise des projets de décors de ballets. Il fait paraître dans la revue artistique « le Minautaure » un article intitulé « De la beauté terrifiante et comestible de l'architecture Modern Style » et relance ainsi l'intérêt pour l'esthétique de 1900.
En 1932, son attention se porte sur l'étude d'une oeuvre de Jean François Millet, «L'angélus» Déja présente dans la demeure familiale durant toute sa jeunesse, cette toile vue sous l'angle paranoïa-critique lui évoque des sentiments obsessionnels troublants, un mélange d'érotisme et de mort. Il étudiera et reproduira plusieurs fois ce tableau, allant jusqu'à l'introduire dans sa propre iconographie.
Un autre thème majeur s'impose et persistera jusqu'à la fin de sa carrière, C 'est l'imagerie de Gala.
1934 - première divergence avec les surréalistes et andré Breton à propose de son tableau « L' énigme de Guillaume Tell.» puis à propos de ses positions ambigues sur Hitler ainsi que sur ses tendances Monarchistes. Dali est exclu des groupes de travail.
En 1935, dans un essai intitulé « La conquète de l'irrationnel, il définit son «activité Paranoïa-critique» et s'attaque à l'Art abstrait.
En 1936, il fait sa première exposition exclusive de ses tableaux à Londres, ainsi que la couverture du Time.
1937 - Dali écrit un scénario pour les Marx Brothers et se lie d'amitié avec Harpo. 1938 - En janvier, avec l'exposition internationale du surréalisme de Paris, le mouvement surréaliste est à son apogé, et bien que partiellement exclu du groupe, Dali y est présent comme «conseiller spécial ».
En juillet Dali réalise un vieux rêve : rencontrer Sigmund Freud, le pape de la psychanalyse.
1939 - Dali prépare sa prochaine exposition New Yorkaise car il sait que son avenir financier dépend de sa percée médiatique outre-atlantique.
En parallèle, il développe des projets de robes et de chapeaux pour son amie Elsa Schiaparelli. ( chapeaux cotellettes, encriers, chapeaux souliers, robes tiroirs)
Il réalise les décors pour les Ballets de Monté Carlo (Coco Chanel réalise les costumes)
En Amérique, Dali devient trés en vogue. Cependant face à des entraves puritaines, Dali publi le manifeste «Déclaration d'indépendance de l'imagination des droits de l'homme à sa propre folie»
«Quand, dans l'histoire de la culture humaine, un peuple éprouve la nécessité de détruire les liens intellectuels qui l'unissaient aux systèmes logiques du passé afin de créer pour son propre usage une mythologie originale, mythologie qui, correspondant parfaitement à l'essence et à la pression totale de sa réalité biologique, est reconnue par les esprits d'élite des autres peuples, alors l'opinion publique de la société pragmatiqe exige par égard pour elle que soient exposés les motifs de la rupture avec les formuules traditionnelles éculées ».
1940 - Face à la menace de Guerre, le couple Dali-Gala part en exile pour les États Unis ou ils s'installent en virginie chez leur amie et collectionneuse la millionnaire Caresse Crosby.
Les années 40 démontrent l'incroyable polyvalence de l'oeuvre de Dali. À l'automne, il retourne à New York pour la création du Ballet « Labyrinthe» pour lequel, il a conçu le livret, les décors et dessiné les costumes...
Il créé egalement des bijoux, redécore l'appartement d'Helena Rubinstein, collabore à la revue Vogue pour un noméro spéciale «Savador Dali». Il écrit en trois mois son premier roman,Visages cachées réalises des pubs des décors...
Ces activités multiples gérées d'une main de fer par Gala sont trés rémunérateurs... le couple Gala-Dali devient trés riche et contrairement aux autres surréalistes exilés eux aussi, vit dans l'opulence et la luxe.
C'est à ce moment que Breton lanca le celèbre anagramme « Avida Dollar »
La période d'exile marqua définitivement la rupture avec le groupe surréaliste. Dali se redécouvre un intérêt croisant pour les influences classiques de la Renaissance et prone un message à contre courant de ses anciens amis. Fini le temps des expériences, retour au source de la peinture. Il réalise des «portraits officiels» de la noblesse Américaine. (rappelant les grands tableaux de Velasquez peigant la royauté) 1943 - Dali publie sa première autobiographie, condensé de vrais-faux souvenirs, anecdotes d'enfance qui constituent une pièce maitresse dans l'échiquier de la mythologie dalinienne.
Il fait la connaissance d'Eleanor et A. Reynolds Morse, deux amateurs passionnés d'art moderne, qui vont constituer la plus grande collection d'oeuvres de Salvador Dali qui est maintenant exposée au musée Salvador Dali Museum de Saint Petersburg, en Floride.
1946 - il collabore avec Walt Disney au film «Destino», dans lequel personnages et objets réels sont mélés à des personnages et décors déssinés (le film ne sera jamais terminé).
En parallèle, Dali travaille avec Alfred Hitchcock. il est chargé de la conception des décors de la scène onirique de « Spellbound, la maison du Dr Edwards ».
Il fait la connaissance du photographe Philippe Halsman et commence un collaboration étroite jusqu'à la mort de ce dernier en 1979.
De 1945 à 1949, Dali est comme toujours à l'affût de la moindre découverte et évolution de son temps. Exilé à cause de la guerre en Europe, son inspiration vient tout droit de son environnement américain, mélangée à ses souvenirs de Catalogne et des symboles de l'Amérique comme Coca Cola. Mais ce qui marque plus Dali c'est l'explosion de la première bombe atomique, le août 1945, à partir de laquelle il crée une nouvelle esthétique de fragmentation nucléaire.
C'est le début de sa période atomique. Il étudie les lois mathématiques, la théorie de la divine proportion, incluant le Nombre d'or. Ce nombre d'or (1,618) se retrouve dans le rapport des longueurs des surfaces et des formes : pyramides Keops, Parthenon, peinture de la Renaissance italiennne (Raphaël, Leonard de Vinci)
1948 - Parution de son essai « 50 secrets magiques» synthétisant 20 années d'experimentation picturale .
« Peintre, mieux vaut être riche que pauvre : apprend donc comment faire naître de ton pinceau l'or et les pierres précieuses. »
1949 - Dali et gala reviennent en Europe et peint ses premiers tableaux religieux. « Ne craint pas la perfection : tu ne l'atteindras jamais ! »
« Commence par apprendre à dessiner et à peindre comme les anciens maîtres. Tu pourras ensuite faire comme tu voudras, chacun te respectera. »
Si tu es de ceux qui croient que l'art moderne a surpassé Veermer et Raphaël, ne lis pas de livre et continue dans ta béate idiotie.»
« Pas de chef-d'oeuvre dans la paresse ! »
« La paresse et le manque total de technique actuels ont trouvé leur paroxysme dans la signification psychologique de l'usage courant du collage. »
Les années trente amorcent un tournant majeur dans l 'oeuvre de S.Dali. Le couple Gala-Dali se structure, construisant un environnement propice au développement artistique du jeune peintre. (voir Module Gala)
Progressivement, sous l'oeil vigilant de Gala, Dali va s'affirmer au sein du groupe surréaliste, pour finalement en devenir l'acteur le plus brillant. En effet, Dali s'impose sur la scène médiatique, volant la vedette aux autres artistes à chacune de ses apparitions. Surmontant sa timidité, il se compose un personnage médiatique hors norme, toujours à la pointe de la provocation (voir Module Les Grands Concepts).
Il lance des mots d'ordre artistiques à contre-courant de la mode. Par exemple, au début des années 30 : fini l'art nègre prôné par Picasso et certains surréalistes, vive les « objets décadents européens du Modern Style ».
Dali se met à confectionner des objets surréalistes avec du pain, se mettant à dos les plus révolutionnaires (pro-communistes) des surréalites qui voient dans ce geste un acte de défiance envers la pauvreté ouvrière.
Son activité artistique devient très intense avec les années. En 1932, Dali envoie des toiles en Amérique pour la première exposition surréaliste à New York. Il publie des poèmes, des scénarios de films tels « L'Age d'or », dont la première projection engendra la destruction de la salle de cinéma par les lignes d'extrême droite), et Babaouo, jamais tourné. Il réalise des projets de décors de ballets. Il fait paraître dans la revue artistique « le Minautaure » un article intitulé « De la beauté terrifiante et comestible de l'architecture Modern Style » et relance ainsi l'intérêt pour l'esthétique de 1900.
En 1932, son attention se porte sur l'étude d'une oeuvre de Jean François Millet, «L'angélus» Déja présente dans la demeure familiale durant toute sa jeunesse, cette toile vue sous l'angle paranoïa-critique lui évoque des sentiments obsessionnels troublants, un mélange d'érotisme et de mort. Il étudiera et reproduira plusieurs fois ce tableau, allant jusqu'à l'introduire dans sa propre iconographie.
Un autre thème majeur s'impose et persistera jusqu'à la fin de sa carrière, C 'est l'imagerie de Gala.
1934 - première divergence avec les surréalistes et andré Breton à propose de son tableau « L' énigme de Guillaume Tell.» puis à propos de ses positions ambigues sur Hitler ainsi que sur ses tendances Monarchistes. Dali est exclu des groupes de travail.
En 1935, dans un essai intitulé « La conquète de l'irrationnel, il définit son «activité Paranoïa-critique» et s'attaque à l'Art abstrait.
En 1936, il fait sa première exposition exclusive de ses tableaux à Londres, ainsi que la couverture du Time.
1937 - Dali écrit un scénario pour les Marx Brothers et se lie d'amitié avec Harpo. 1938 - En janvier, avec l'exposition internationale du surréalisme de Paris, le mouvement surréaliste est à son apogé, et bien que partiellement exclu du groupe, Dali y est présent comme «conseiller spécial ».
En juillet Dali réalise un vieux rêve : rencontrer Sigmund Freud, le pape de la psychanalyse.
1939 - Dali prépare sa prochaine exposition New Yorkaise car il sait que son avenir financier dépend de sa percée médiatique outre-atlantique.
En parallèle, il développe des projets de robes et de chapeaux pour son amie Elsa Schiaparelli. ( chapeaux cotellettes, encriers, chapeaux souliers, robes tiroirs)
Il réalise les décors pour les Ballets de Monté Carlo (Coco Chanel réalise les costumes)
En Amérique, Dali devient trés en vogue. Cependant face à des entraves puritaines, Dali publi le manifeste «Déclaration d'indépendance de l'imagination des droits de l'homme à sa propre folie»
«Quand, dans l'histoire de la culture humaine, un peuple éprouve la nécessité de détruire les liens intellectuels qui l'unissaient aux systèmes logiques du passé afin de créer pour son propre usage une mythologie originale, mythologie qui, correspondant parfaitement à l'essence et à la pression totale de sa réalité biologique, est reconnue par les esprits d'élite des autres peuples, alors l'opinion publique de la société pragmatiqe exige par égard pour elle que soient exposés les motifs de la rupture avec les formuules traditionnelles éculées ».
1940 - Face à la menace de Guerre, le couple Dali-Gala part en exile pour les États Unis ou ils s'installent en virginie chez leur amie et collectionneuse la millionnaire Caresse Crosby.
Les années 40 démontrent l'incroyable polyvalence de l'oeuvre de Dali. À l'automne, il retourne à New York pour la création du Ballet « Labyrinthe» pour lequel, il a conçu le livret, les décors et dessiné les costumes...
Il créé egalement des bijoux, redécore l'appartement d'Helena Rubinstein, collabore à la revue Vogue pour un noméro spéciale «Savador Dali». Il écrit en trois mois son premier roman,Visages cachées réalises des pubs des décors...
Ces activités multiples gérées d'une main de fer par Gala sont trés rémunérateurs... le couple Gala-Dali devient trés riche et contrairement aux autres surréalistes exilés eux aussi, vit dans l'opulence et la luxe.
C'est à ce moment que Breton lanca le celèbre anagramme « Avida Dollar »
La période d'exile marqua définitivement la rupture avec le groupe surréaliste. Dali se redécouvre un intérêt croisant pour les influences classiques de la Renaissance et prone un message à contre courant de ses anciens amis. Fini le temps des expériences, retour au source de la peinture. Il réalise des «portraits officiels» de la noblesse Américaine. (rappelant les grands tableaux de Velasquez peigant la royauté) 1943 - Dali publie sa première autobiographie, condensé de vrais-faux souvenirs, anecdotes d'enfance qui constituent une pièce maitresse dans l'échiquier de la mythologie dalinienne.
Il fait la connaissance d'Eleanor et A. Reynolds Morse, deux amateurs passionnés d'art moderne, qui vont constituer la plus grande collection d'oeuvres de Salvador Dali qui est maintenant exposée au musée Salvador Dali Museum de Saint Petersburg, en Floride.
1946 - il collabore avec Walt Disney au film «Destino», dans lequel personnages et objets réels sont mélés à des personnages et décors déssinés (le film ne sera jamais terminé).
En parallèle, Dali travaille avec Alfred Hitchcock. il est chargé de la conception des décors de la scène onirique de « Spellbound, la maison du Dr Edwards ».
Il fait la connaissance du photographe Philippe Halsman et commence un collaboration étroite jusqu'à la mort de ce dernier en 1979.
De 1945 à 1949, Dali est comme toujours à l'affût de la moindre découverte et évolution de son temps. Exilé à cause de la guerre en Europe, son inspiration vient tout droit de son environnement américain, mélangée à ses souvenirs de Catalogne et des symboles de l'Amérique comme Coca Cola. Mais ce qui marque plus Dali c'est l'explosion de la première bombe atomique, le août 1945, à partir de laquelle il crée une nouvelle esthétique de fragmentation nucléaire.
C'est le début de sa période atomique. Il étudie les lois mathématiques, la théorie de la divine proportion, incluant le Nombre d'or. Ce nombre d'or (1,618) se retrouve dans le rapport des longueurs des surfaces et des formes : pyramides Keops, Parthenon, peinture de la Renaissance italiennne (Raphaël, Leonard de Vinci)
1948 - Parution de son essai « 50 secrets magiques» synthétisant 20 années d'experimentation picturale .
« Peintre, mieux vaut être riche que pauvre : apprend donc comment faire naître de ton pinceau l'or et les pierres précieuses. »
1949 - Dali et gala reviennent en Europe et peint ses premiers tableaux religieux. « Ne craint pas la perfection : tu ne l'atteindras jamais ! »
« Commence par apprendre à dessiner et à peindre comme les anciens maîtres. Tu pourras ensuite faire comme tu voudras, chacun te respectera. »
Si tu es de ceux qui croient que l'art moderne a surpassé Veermer et Raphaël, ne lis pas de livre et continue dans ta béate idiotie.»
« Pas de chef-d'oeuvre dans la paresse ! »
« La paresse et le manque total de technique actuels ont trouvé leur paroxysme dans la signification psychologique de l'usage courant du collage. »