Salvador Dali
Neuf mois avant la naissance du peintre Salvador Dali, meurt à 21 mois son frère aîné, lui aussi prénommé Salvador... Son violent désir de remplacer ce frère adulé mort prématurément va bouleverser à jamais sa destinée.
Expulsé du paradis intra-utérin, Savador, Felipe, Jacinto Dali Domenech, fils légitime de Don Salvador Dali y Cusi et de Dona Felipa Domenech naît dans la ville de Figueras le 13 mai 1904.
Situé en Catalogne, sur la côte méditerranéenne, proche de la frontière franco-espagnole, la région de l'Ampudan et plus précisement le mystérieux Cap de Creus va abriter et stimuler Salvador Dali tout le long de sa vie. Ces décors rocheux changeants au gré de la lumière et des saisons vont marquer à jamais l'imagerie du jeune peintre et représenter un havre de paix et de création et ce, jusqu'à sa mort.
Très tôt, Salvador prend conscience de sa place au sein de la famille. Deuxième fils, survivant d'un frère adulé mort en bas âge, Salvador va tout faire pour s'imposer comme l'unique fils de la famille et effacer le souvenir partout présent dans la demeure de ce frère, ce double. Très tôt il décèle les clés de son succès : la surprise permanente et la provocation...
S'affirmer différent pour effacer le souvenir de ce frère mort
Dans son autobiographie « La vie secrète de S. Dali » Dali avoue complaisamment ses petits jeux pervers avec son entourage et se décrit comme un véritable « pervers polymorphe ». En plus d'uriner par plaisir chaque matin dans son lit, il s'efforçait de déféquer dans des lieux inattendus (tiroirs, chaussures, pots) puis lançait le signal des recherches à ses parents et domestiques paniqués...
Malgré sa timidité maladive, il pratiquait sans gêne l'exhibitionnisme avec comme victimes préférées les domestiques.
À six ans Salvador voulait être cuisinière insistant sur le genre feminin du terme.
À 7 ans, il voulait être Napoléon,
Trés tot, il montre un attrait pour les arts, Dali ne cesse d'observer les choses et les etres qui l'entourent. L'environnement familial est propice au développement artistique. Grâce à un ami peintre de la famille Ramon pichot, il découvre, l'art impressionniste espagnol.
Fasciné par cette peinture, des l'âge de 14 ans, il se proclame impressionniste. Plus que l'esthetisme c'est la philosophie meme du mouvement impressionniste qui l' intéresse : La recherche de l'anti-académique et du révolutionnaire. Pour réinventer l'Impressionnisme, Dali se dote d'un objet magique. Un bouchon de carafe de cristal. Au travers, il voit le monde, et le restitue en peinture. Ses sujets favoris sont les paysages de sa région et des portraits de sa famille.
Dés 1918, il expose avec d'autres artistes locaux et s 'attire de bonnes critiques. Il tient des chroniques d'art dans la revue littéraire de sa région (Studium) où il vante les mérites des peintres de la Renaissance ( Leonard de Vinci, Raphael, Michel ange, Velasquez...)
Au grand desespoir de son père, Salvador est beaucoup plus préoccupé par ses recherches artistiques que par les études classiques des Frères Maristes.
Pour éviter le pire, en octobre 1921, il l'inscrit de force à l'école des beaux arts de Madrid, pour en faire au moins un professeur respecté. L'académie représente tout ce que dèteste salvador et il s'opposera systématiquement à l'enseignement classique de ses professeurs, allant même jusqu'à se faire expulser 2 fois.
En effet, L'enfoi roi idolatré par sa famille devient avec l'adolescence, un contestataire anarchisant, protestataire global par principe et en opposition sur tout avec tout le monde.
Son image de contestataire, le conduira presque malgré lui en prison (35 jours pour avoir soit disant brulé le drapeau espagnol) et faisant de lui un héro sur le plan local. Le mythe se forge progressivement entrainant la fureur de son père.
En 1918, le mère de Dali meurt, renforcant le traumatisme morbide qui ronge doucement Salvador.
Durant ces premières années d'études artistiques, dali en parallèle explore l'Art moderne, fait ses classes en analysant et reproduisant les grands maitres cubistes et futuristes. Il est fascine par Picasso, Chirico et Juan Gris.
Cependant toutes les influences artitisques et les emprunts qu'il fait ne durent guère plus que quelques toiles Néanmoins, c'est à partir de 1926 que S. Dali va affirmer son style si particulier.
Grâce à son talent naturel et malgré sa timidité maladive, il se lie d'amitié avec Garcia Lorca et Luis Bunüel, tous deux étudiants mais aussi leader des artistes «avant gardistes» espagnols.
Garcia Lorca (1898-1934) est un jeune poète écrivain, de près de 6 ans l'ainé de Salvador. Il dégage un charme naturel, il a le verbe haut et sait être convaincant.
Durant toute la période de l'académie de San Fernando, leur relation va être trés intense.
Homosexuel, Lorca va fleurter avec Dali cependant on ne saura jamais , compte tenu des affabulations de Dali ce qui se passa reellement. Leur amitié va decliner progressivement avec le rapprochement avec les surréalistes et surtout son l'influence croissante de Luis Bunuel.
Bunüel (1900 - 1983) : Moins intense et intime que la relation avec Lorca, l'amitié qu on entretenu les 2 artistes n'en est pas moins sincère et concrète. Luis déjà introduit dans les milieux artistiques parisiens va faire profiter de ses contacts à Salvador. Vindicatif et provocateur Bunuel, l'ange noir aragonais est un anticonformiste radical trés engager politiquement. «La nécéssité de manger n'excuse pas le prostitution de l'art.» « - je suis contre la moral conventionnelle, les fantasmes traditionnels, le sentimentalisme et toutes les saletés morales de la société.»
Dali et Luis Bunüel auront 2 projets majeurs en commun avant de se brouiller définitivement 2 films surréalistes Un chien Andalou, en 1928 et l'Age d'Or en 1930.
En 1922, Dali abandonne le cubisme pour s'interesser à l'ecole métaphysique de la peinture dirigée par Giorgio de Chirico qui explore le monde des perceptions et des expériences interieurs.
En dehors du monde de la peinture, Dali est fascine par les sciences nouvelles et notamment la psychanalyse. En 1925, il étudie méticuleusement les oeuvres de Sigmund freud et voit dans ces travaux son salut et celui du surréalisme tout entier.
En 1927, avec l'appui de Joan Miro peintre influent lui aussi catalan, il reussit à faire accepter à son pere l'idée d'un voyage à Paris. Bien que trés rapide et assez frustrant, il garde de ce sejour 3 rencontres marquantes : Versailles, le Musée Grévin et Picasso. Dali rencontra Picasso dans son atelier. « je viens chez vous avant de visiter le Louvre, lui dit Salvador «Vous n'avez pas tord» lui retorqua Picasso.
En 1928 S. Dali et Bunüel écrivent conjointemant un scénario surréaliste pour un film que tournera Bunuel l'année suivante intitulé : Un chien Andalou. Bien que le résultat fut explosif médiatiquement « comme un poignard en plein coeur du Paris spirituel, élégant et cultivé» dali reste déçu du resultat.
Au printemps, 1929 Dali revient à Paris (invité par Bunüel pour le tournage ), et rencontre l'Élite avant-gardiste parisienne.
L'été suivant, répondant à son invitation, Magritte, Bunuel, Eluard et sa femme, Gala, lui rendent visite à Cadaqués. Malgré les troubles psychologique évident du jeune peintre, Gala est tout de suite séduite par Dali qui est tombé éperdument amoureux d'elle au premier regard.
À partir de ce moment, rien ne sera jamais plus pareil (voir Module Gala)
L'idylle foudroyante que vivent Gala et Dali n est pas du gout du père du jeune peintre. Dali refusant le mondre compromis est expulsé par son pére de la demeure familliale.
Presque sans un sou le couple Gala-Dali se refugie dans une petite maison de pécheure de Port Lligat.
Les grandes douleurs engendrent les chefs d'oeuvres. Stimulé et soutenu à chaque instant par sa maitresse-femme, dali se met à peindre ses obsessions les plus profondes. Le thème du désir est prédominant dans les oeuvres de cette période. Avec la rencontre de Gala, Dali va découvrir et domestiquer un univers érotique stimulant et constructeur qui jusqu'alors le terrorisait.
Motivé sur tous les plans, Salavador Dali à force d'introspections et d'analyses va transformer ses psychoses qui le rongent en une méthode de création surréaliste révolutionnaire: La méthode Paranoia-critique :
Neuf mois avant la naissance du peintre Salvador Dali, meurt à 21 mois son frère aîné, lui aussi prénommé Salvador... Son violent désir de remplacer ce frère adulé mort prématurément va bouleverser à jamais sa destinée.
Expulsé du paradis intra-utérin, Savador, Felipe, Jacinto Dali Domenech, fils légitime de Don Salvador Dali y Cusi et de Dona Felipa Domenech naît dans la ville de Figueras le 13 mai 1904.
Situé en Catalogne, sur la côte méditerranéenne, proche de la frontière franco-espagnole, la région de l'Ampudan et plus précisement le mystérieux Cap de Creus va abriter et stimuler Salvador Dali tout le long de sa vie. Ces décors rocheux changeants au gré de la lumière et des saisons vont marquer à jamais l'imagerie du jeune peintre et représenter un havre de paix et de création et ce, jusqu'à sa mort.
Très tôt, Salvador prend conscience de sa place au sein de la famille. Deuxième fils, survivant d'un frère adulé mort en bas âge, Salvador va tout faire pour s'imposer comme l'unique fils de la famille et effacer le souvenir partout présent dans la demeure de ce frère, ce double. Très tôt il décèle les clés de son succès : la surprise permanente et la provocation...
S'affirmer différent pour effacer le souvenir de ce frère mort
Dans son autobiographie « La vie secrète de S. Dali » Dali avoue complaisamment ses petits jeux pervers avec son entourage et se décrit comme un véritable « pervers polymorphe ». En plus d'uriner par plaisir chaque matin dans son lit, il s'efforçait de déféquer dans des lieux inattendus (tiroirs, chaussures, pots) puis lançait le signal des recherches à ses parents et domestiques paniqués...
Malgré sa timidité maladive, il pratiquait sans gêne l'exhibitionnisme avec comme victimes préférées les domestiques.
À six ans Salvador voulait être cuisinière insistant sur le genre feminin du terme.
À 7 ans, il voulait être Napoléon,
Trés tot, il montre un attrait pour les arts, Dali ne cesse d'observer les choses et les etres qui l'entourent. L'environnement familial est propice au développement artistique. Grâce à un ami peintre de la famille Ramon pichot, il découvre, l'art impressionniste espagnol.
Fasciné par cette peinture, des l'âge de 14 ans, il se proclame impressionniste. Plus que l'esthetisme c'est la philosophie meme du mouvement impressionniste qui l' intéresse : La recherche de l'anti-académique et du révolutionnaire. Pour réinventer l'Impressionnisme, Dali se dote d'un objet magique. Un bouchon de carafe de cristal. Au travers, il voit le monde, et le restitue en peinture. Ses sujets favoris sont les paysages de sa région et des portraits de sa famille.
Dés 1918, il expose avec d'autres artistes locaux et s 'attire de bonnes critiques. Il tient des chroniques d'art dans la revue littéraire de sa région (Studium) où il vante les mérites des peintres de la Renaissance ( Leonard de Vinci, Raphael, Michel ange, Velasquez...)
Au grand desespoir de son père, Salvador est beaucoup plus préoccupé par ses recherches artistiques que par les études classiques des Frères Maristes.
Pour éviter le pire, en octobre 1921, il l'inscrit de force à l'école des beaux arts de Madrid, pour en faire au moins un professeur respecté. L'académie représente tout ce que dèteste salvador et il s'opposera systématiquement à l'enseignement classique de ses professeurs, allant même jusqu'à se faire expulser 2 fois.
En effet, L'enfoi roi idolatré par sa famille devient avec l'adolescence, un contestataire anarchisant, protestataire global par principe et en opposition sur tout avec tout le monde.
Son image de contestataire, le conduira presque malgré lui en prison (35 jours pour avoir soit disant brulé le drapeau espagnol) et faisant de lui un héro sur le plan local. Le mythe se forge progressivement entrainant la fureur de son père.
En 1918, le mère de Dali meurt, renforcant le traumatisme morbide qui ronge doucement Salvador.
Durant ces premières années d'études artistiques, dali en parallèle explore l'Art moderne, fait ses classes en analysant et reproduisant les grands maitres cubistes et futuristes. Il est fascine par Picasso, Chirico et Juan Gris.
Cependant toutes les influences artitisques et les emprunts qu'il fait ne durent guère plus que quelques toiles Néanmoins, c'est à partir de 1926 que S. Dali va affirmer son style si particulier.
Grâce à son talent naturel et malgré sa timidité maladive, il se lie d'amitié avec Garcia Lorca et Luis Bunüel, tous deux étudiants mais aussi leader des artistes «avant gardistes» espagnols.
Garcia Lorca (1898-1934) est un jeune poète écrivain, de près de 6 ans l'ainé de Salvador. Il dégage un charme naturel, il a le verbe haut et sait être convaincant.
Durant toute la période de l'académie de San Fernando, leur relation va être trés intense.
Homosexuel, Lorca va fleurter avec Dali cependant on ne saura jamais , compte tenu des affabulations de Dali ce qui se passa reellement. Leur amitié va decliner progressivement avec le rapprochement avec les surréalistes et surtout son l'influence croissante de Luis Bunuel.
Bunüel (1900 - 1983) : Moins intense et intime que la relation avec Lorca, l'amitié qu on entretenu les 2 artistes n'en est pas moins sincère et concrète. Luis déjà introduit dans les milieux artistiques parisiens va faire profiter de ses contacts à Salvador. Vindicatif et provocateur Bunuel, l'ange noir aragonais est un anticonformiste radical trés engager politiquement. «La nécéssité de manger n'excuse pas le prostitution de l'art.» « - je suis contre la moral conventionnelle, les fantasmes traditionnels, le sentimentalisme et toutes les saletés morales de la société.»
Dali et Luis Bunüel auront 2 projets majeurs en commun avant de se brouiller définitivement 2 films surréalistes Un chien Andalou, en 1928 et l'Age d'Or en 1930.
En 1922, Dali abandonne le cubisme pour s'interesser à l'ecole métaphysique de la peinture dirigée par Giorgio de Chirico qui explore le monde des perceptions et des expériences interieurs.
En dehors du monde de la peinture, Dali est fascine par les sciences nouvelles et notamment la psychanalyse. En 1925, il étudie méticuleusement les oeuvres de Sigmund freud et voit dans ces travaux son salut et celui du surréalisme tout entier.
En 1927, avec l'appui de Joan Miro peintre influent lui aussi catalan, il reussit à faire accepter à son pere l'idée d'un voyage à Paris. Bien que trés rapide et assez frustrant, il garde de ce sejour 3 rencontres marquantes : Versailles, le Musée Grévin et Picasso. Dali rencontra Picasso dans son atelier. « je viens chez vous avant de visiter le Louvre, lui dit Salvador «Vous n'avez pas tord» lui retorqua Picasso.
En 1928 S. Dali et Bunüel écrivent conjointemant un scénario surréaliste pour un film que tournera Bunuel l'année suivante intitulé : Un chien Andalou. Bien que le résultat fut explosif médiatiquement « comme un poignard en plein coeur du Paris spirituel, élégant et cultivé» dali reste déçu du resultat.
Au printemps, 1929 Dali revient à Paris (invité par Bunüel pour le tournage ), et rencontre l'Élite avant-gardiste parisienne.
L'été suivant, répondant à son invitation, Magritte, Bunuel, Eluard et sa femme, Gala, lui rendent visite à Cadaqués. Malgré les troubles psychologique évident du jeune peintre, Gala est tout de suite séduite par Dali qui est tombé éperdument amoureux d'elle au premier regard.
À partir de ce moment, rien ne sera jamais plus pareil (voir Module Gala)
L'idylle foudroyante que vivent Gala et Dali n est pas du gout du père du jeune peintre. Dali refusant le mondre compromis est expulsé par son pére de la demeure familliale.
Presque sans un sou le couple Gala-Dali se refugie dans une petite maison de pécheure de Port Lligat.
Les grandes douleurs engendrent les chefs d'oeuvres. Stimulé et soutenu à chaque instant par sa maitresse-femme, dali se met à peindre ses obsessions les plus profondes. Le thème du désir est prédominant dans les oeuvres de cette période. Avec la rencontre de Gala, Dali va découvrir et domestiquer un univers érotique stimulant et constructeur qui jusqu'alors le terrorisait.
Motivé sur tous les plans, Salavador Dali à force d'introspections et d'analyses va transformer ses psychoses qui le rongent en une méthode de création surréaliste révolutionnaire: La méthode Paranoia-critique :
